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La Maçonnerie d'Adoption au 20ème siècle |
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Il faut attendre la fin du 19ème siècle pour que se pose à nouveau la question de l'entrée des femmes à part entière en Franc-maçonnerie, sous l'influence de militantes s'imposant sur le plan moral et intellectuel, telles Flora Tristan, Louise Michel ou Maria Deraismes. Cette dernière, initiée en 1882 dans une loge masculine fonde, avec d'autres maçons, l'obédience mixte du Droit Humain en 1893. |
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Dès lors, la dynamique qui s'instaura ne s'infirmera plus jamais et la place de la femme en Franc-maçonnerie s'imposera définitivement tout au tout au long du 20ème siècle. |
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En ce début de siècle, c'est la Grande Loge de France qui contribue à la réactivation des loges d'adoption et à la définition d'une constitution qui régit leur fonctionnement : |
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Le 29 mai 1901 a lieu la première tenue de la première loge ainsi créée, Le Libre Examen avec pour thème de réflexion, "le Rôle de la Femme dans la Vie sociale". La première Grande Maîtresse - titre donné aux vénérables des loges d'adoption - est la sœur M. Berthault ; la sœur Blanche Muratet lui succèdera. Elle venait d'une loge de Madrid, Liberté d'Orient, et s'était affiliée à la loge Le Libre Examen, dès sa création.
Cette Loge deviendra la loge n°1 de la Grande Loge Féminine de France et notre sœur B. Muratet figure avec le N° 1 sur le livre d'immatriculation de l'obédience.
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Une deuxième loge, initialement créée à la Grande Loge Symbolique Ecossaise, La Nouvelle Jérusalem sera intégrée à la Grande Loge de France et installée le 31 mai 1907. |
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Malgré le conflit mondial du début du siècle qui en ralentit la progression, la Franc-maçonnerie féminine s'affirme. Neuf nouvelles loges d'adoption seront créées de juillet 1923 à Décembre 1936, ce qui porte à 11 le nombre total de créations en ce début de siècle. Citons dans l'ordre chronologique : La Tolérance, à Périgueux, Union et Bienfaisance, à Paris, Babeuf et Condorcet à St Quentin, le Général Peigné, Minerve, La Philosophie Sociale, Thébah, la République Sociale à Paris, l'Olivier Ecossais au Havre. |
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En 1935, lors du Convent de la GLDF, les Frères décident, sans avoir consulté les Sœurs, de conférer aux loges d'adoption l'autonomie la plus complète en les aidant à créer leur propre obédience, exclusivement féminine. Ils présentent leur décision en ces termes : "le Convent fait confiance aux Sœurs pour qu'elles aient le noble orgueil de placer leur maçonnerie féminine à côté de la maçonnerie masculine sur un plan d'égalité". |
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Les Sœurs ne se sentant pas encore prêtes à assumer cette liberté décident, majoritairement, de maintenir le statu quo. |
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Dès l'année suivante, elles commencent à s'organiser en constituant le Congrès annuel des Loges d'Adoption ainsi qu'un Grand Secrétariat de 5 membres. Une première présidente, Anne-Marie Pedeneau-Gentily, est élue à l'unanimité. Elle préside les tenues collectives des années 36 et 37. Cette année-là, 8 loges se réunissent pour constituer ce que l'on peut considérer comme le premier Convent.
Animées par une volonté farouche d'aller de l'avant, elles posent comme questions à l'étude des loges d'adoption ces deux sujets "La femme et la liberté de pensée" et "Le redressement moral". |
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Hélas, la deuxième guerre mondiale va disperser les maçonnes ; beaucoup d'entre elles sont déportées comme leurs Frères maçons, d'autres s'illustrent dans la Résistance. |
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